10 ans après le Challenge : Que sont devenues les pépites du sans contact ?

découvrez le parcours des talents du sans contact 10 ans après le challenge : innovations, carrières et évolutions marquantes dans ce secteur en pleine transformation.
  • Dix ans après le premier Challenge du sans contact, les “pépites” ont souvent changé d’échelle : certaines ont été absorbées, d’autres ont pivoté, et quelques-unes structurent encore l’écosystème.
  • La technologie NFC a gagné en maturité, tandis que le paiement mobile s’est imposé comme interface, avec des arbitrages constants entre confort et sécurité.
  • Les trajectoires se lisent en trois temps : preuve de concept, industrialisation, puis conformité et distribution, ce dernier point faisant souvent la différence.
  • La digitalisation des commerces a accéléré l’adoption, cependant la confiance reste le vrai carburant des usages quotidiens.
  • L’innovation s’est déplacée vers la donnée, l’identité et l’orchestration des parcours, avec un regard déjà tourné vers l’avenir (wallets, passkeys, biométrie, tokenisation).

Dix ans, dans la tech, équivalent à plusieurs vies. Lancé sous l’égide de la Nouvelle France Industrielle, le Challenge des Services Sans Contact promettait une révolution simple : payer plus vite, partout. Une décennie plus tard, la promesse est tenue mais le terrain a changé. La technologie NFC a gagné en maturité, le paiement mobile s’est imposé, et les « pépites » d’hier font face à une réalité brutale : rester un produit ou devenir une infrastructure. Retour sur les trajectoires des lauréats et l’évolution d’un secteur en pleine transformation.


L’écosystème a changé de terrain : Du « Geste » à la « Chaîne de Valeur »

Au lancement du concours en 2015, le sans contact était présenté comme un geste magique. Or, le geste ne suffit jamais. Très vite, l’écosystème a compris que la valeur se trouvait dans la chaîne entière : terminal, réseau, banque, wallet, et service client.

Les startups lauréates de l’époque, comme Think&Go (et ses écrans connectés) ou Terradona (dans la Smart City), ont dû apprendre à vendre à des acteurs régulés. Les cycles de vente se sont allongés, mais la récurrence s’est améliorée. La crédibilité ne se construit plus sur des démos « waouh » lors d’un pitch à Bercy, mais sur des audits de sécurité et des capacités d’intégration.

Trois trajectoires types pour les anciens candidats

En analysant la décennie écoulée, trois destins se dessinent pour les acteurs du secteur Tech & IoT :

  1. L’intégration industrielle (Rachat) : Certaines startups ont été absorbées par des banques ou des PSP (Prestataires de Services de Paiement). Ce n’est pas un échec, mais une validation technologique.
  2. Le Pivot (Niche) : D’autres se sont spécialisées (événementiel, transport, dons) pour éviter la confrontation directe avec les géants comme Apple Pay ou Visa.
  3. L’Orchestration (Scale-up) : Quelques rares acteurs ont réussi à construire une couche logicielle capable d’agréger plusieurs acquéreurs. C’est la voie la plus difficile, mais la plus rentable.

Quand l’innovation passe du « Buzz » au « Déployable »

La décennie a mis en avant une réalité : l’innovation utile est celle qui se déploie sans douleur. Un prototype brillant échouera s’il nécessite une formation lourde pour les caissiers. À l’inverse, les solutions de SoftPOS (transformer un smartphone Android en terminal de paiement) séduisent aujourd’hui car elles suppriment le matériel coûteux.

Prenons l’exemple de « Lina », notre commerçante fictive. En 2016, elle testait un lecteur basique par curiosité. Aujourd’hui, elle orchestre une boutique physique, un e-commerce et des ventes en live. Elle ne choisit pas une solution parce qu’elle est « nouvelle », mais parce qu’elle réduit les incidents de caisse.

Pour aller plus loin : Découvrez comment la digitalisation transforme le Retail et la Fintech.

Sécurité et Confiance : La vraie compétition

Le sans contact a progressé car il a fini par inspirer confiance. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de normes strictes (PCI-DSS) et de la généralisation de la tokenisation (remplacement du numéro de carte par un jeton crypté).

Cependant, chaque vague d’adoption amène ses risques. Les attaques ne visent plus la puce NFC, mais l’ingénierie sociale (phishing). Les pépites qui ont survécu sont celles qui ont fait de la conformité (KYC, lutte anti-blanchiment) un fossé défensif. Celles qui ont négligé cet aspect pour aller trop vite se sont souvent fait rattraper par la patrouille ou les incidents de fraude.

La Digitalisation des commerces : Le sans contact devient un parcours

La digitalisation a transformé le rôle du paiement. Il n’est plus une étape finale isolée, mais un point de jonction entre l’acquisition client, la fidélité et la logistique.

Les nouvelles exigences du marché en 2026 sont claires :

  • Interopérabilité : La solution doit parler avec la caisse, le site web et la comptabilité.
  • Gestion des remboursements : C’est souvent là que se joue la fidélité client.
  • Data et Pilotage : Le commerçant veut suivre sa marge et son panier moyen en temps réel.

C’est ici que l’héritage du Challenge Sans Contact prend tout son sens : les partenariats noués à l’époque entre startups et grands groupes (comme Carrefour ou SNCF) visaient précisément à casser les silos entre ces différents services.

Avenir : Identité, Wallets et Biométrie

À quoi ressemble l’avenir du sans contact, au-delà du smartphone ? L’innovation se déplace désormais vers l’identité numérique.

Les Wallets (portefeuilles numériques) ne stockent plus seulement des cartes bancaires, mais des titres de transport, des billets de concert ou des justificatifs d’identité. L’arrivée des Passkeys et la biométrie généralisée changent la donne : le paiement devient « invisible », contextuel, mais toujours contrôlable.

Les prochains gagnants ne seront plus ceux qui inventent un nouveau terminal, mais ceux qui sauront orchestrer l’identité, le consentement et le paiement dans une même fraction de seconde.


FAQ : Les questions fréquentes sur l’évolution du Sans Contact

Qu’appelle-t-on vraiment « sans contact » aujourd’hui ?
Le terme désigne les paiements NFC (carte, smartphone, montre), mais englobe désormais les parcours fluides via Wallets et QR Codes, sécurisés par la tokenisation.

Pourquoi beaucoup de startups du secteur ont-elles été rachetées ?
La distribution et la conformité bancaire coûtent extrêmement cher. Un rachat par un industriel permet d’accéder instantanément à un réseau de clients et à des licences réglementaires.

Le paiement mobile est-il plus sûr que la carte ?
Oui, généralement. Un paiement mobile via Wallet (Apple Pay, Google Wallet) exige une authentification biométrique (FaceID, empreinte) à chaque transaction, contrairement à la carte plastique qui ne demande aucun code pour les petits montants.

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