Deeptech en France : pourquoi les investisseurs misent sur la science plutôt que le SaaS

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En France, un basculement s’observe dans les comités d’investissement : la promesse d’un SaaS rentable “vite” ne suffit plus toujours, tandis que la Deeptech attire des tickets plus ambitieux. Ce virage n’a rien d’un effet de mode. Il répond à une conjonction d’urgences, entre réindustrialisation, tensions géopolitiques et course mondiale à la technologie avancée. Dans ce paysage, la science n’est plus seulement un argument de communication : elle devient un actif stratégique, parfois aussi précieux qu’une marque, qu’un réseau de distribution ou qu’un savoir-faire logiciel.

Les signaux publics et privés convergent. Le rapport de la Direction générale des Entreprises sur “l’innovation de rupture au défi du passage à l’échelle”, remis à plusieurs ministres, rappelle combien l’écosystème s’est structuré depuis le Plan Deeptech. Pourtant, un paradoxe persiste : la France brille dans la recherche, mais elle peine encore à faire naître assez de champions industriels mondiaux. Les investisseurs l’ont compris : financer la Deeptech, c’est arbitrer entre risques scientifiques, cycles longs et protections fortes. C’est aussi miser sur des marchés futurs, là où le logiciel, parfois, s’est banalisé.

  • La Deeptech a pris une place centrale dans le capital-risque, portée par des besoins de souveraineté et d’industrialisation.
  • Les levées du segment ont fortement progressé entre 2019 et 2023, plaçant la France parmi les leaders européens.
  • Le SaaS reste attractif, mais l’intensité concurrentielle et la hausse des exigences de rentabilité réduisent son “effet automatique”.
  • Le défi majeur : passer du laboratoire à l’usine, puis à l’international, sans rupture de financement.
  • Les leviers extra-financiers (commande publique, normes, garanties) accélèrent l’adoption des startups scientifiques.
Sommaire :

Deeptech en France : l’essor des levées de fonds et la nouvelle hiérarchie du capital-risque

Le marché français a changé d’échelle en quelques années, et ce mouvement se lit d’abord dans les chiffres. Les levées de fonds dédiées à la Deeptech sont passées d’environ 1,5 milliard d’euros en 2019 à 4,1 milliards en 2023, soit un quasi triplement sur cinq ans. Ainsi, la France s’est hissée au premier rang de l’Union européenne et s’est installée dans le haut du classement mondial, derrière les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni. Cette dynamique ne signifie pas que tout est simple, mais elle change la perception du risque : un secteur qui attire des montants répétés devient, mécaniquement, plus lisible pour les investisseurs.

Ce basculement s’explique aussi par un effet de composition. En 2023, les opérations deeptech ont représenté une part très significative du capital-risque, autour de la moitié du marché, alors qu’elles pesaient bien moins quelques années plus tôt. Autrement dit, l’innovation de rupture n’est plus cantonnée à des tours “curiosité” ; elle pèse sur les allocations. Et comme les fonds se parlent, une boucle se crée : davantage de deals de qualité attirent davantage de capitaux, ce qui permet d’accompagner des projets plus ambitieux, donc d’ouvrir de nouveaux marchés.

Pourquoi la science redevient un actif financier “lisible”

Longtemps, l’argument scientifique restait difficile à traduire en métriques. Pourtant, la donne a évolué. D’abord, des domaines comme l’IA, le quantique, la biotech, le stockage ADN ou le new space offrent des trajectoires plus balisées, avec des jalons techniques vérifiables. Ensuite, les protections (brevets, secrets de fabrication, barrières réglementaires) apportent des défenses durables. Par conséquent, une startup deeptech peut parfois construire un moat plus solide qu’un logiciel copiable en quelques sprints.

Pour illustrer, une jeune pousse fictive, HelioQuant, issue d’un laboratoire public, développe des capteurs quantiques pour l’inspection non destructive d’infrastructures. Au début, le produit n’existe pas, et l’équipe vend surtout une thèse : “mesurer mieux, plus vite, sur site”. Néanmoins, chaque étape réduit l’incertitude : prototype, preuve de robustesse, certification, premiers contrats pilotes. À mesure que le risque scientifique baisse, le risque marché devient, lui, comparable à celui d’une entreprise logicielle.

Le rôle des dispositifs publics et de Bpifrance dans la montée en puissance

La structuration vient aussi d’un travail patient sur l’amont. Depuis 2019, plus de 2 100 startups ont bénéficié d’environ 3,7 milliards d’euros d’aides à l’innovation, selon des bilans relayés par l’écosystème. Dans le même temps, plus de 1 300 porteurs de projets ont été soutenus via des programmes d’accompagnement. Ces chiffres ne remplacent pas le marché, toutefois ils fluidifient la transition entre recherche académique et création d’entreprise. De plus, ils rassurent des investisseurs qui veulent voir une gouvernance, une propriété intellectuelle clarifiée et un plan de développement crédible.

Au fond, la Deeptech française est entrée dans une phase où les tours ne servent plus uniquement à “tenir” ; ils servent à accélérer. La suite logique concerne l’industrialisation, et c’est précisément là que se jouera la bataille évoquée dans le rapport de la DGE. L’enjeu suivant : transformer des démonstrateurs en chaînes de production.

Pourquoi les investisseurs préfèrent la Deeptech au SaaS : cycles, marges, barrières et souveraineté

Le SaaS n’a pas disparu des radars. Cependant, il est entré dans une ère plus exigeante. Les multiples se sont comprimés, tandis que la discipline sur la rentabilité s’est durcie. De plus, la concurrence mondiale s’est intensifiée : un logiciel B2B “correct” se retrouve vite face à des alternatives américaines, européennes ou open source. Ainsi, le discours “croissance à tout prix” ne suffit plus, alors même que les coûts d’acquisition client restent élevés.

À l’inverse, la Deeptech répond à un appétit nouveau : celui de la différenciation structurelle. Un investisseur n’achète pas seulement une feuille de route produit, il achète un avantage scientifique. Et comme les cycles sont plus longs, les barrières s’installent souvent plus profondément. Certes, le risque initial est supérieur, mais le potentiel de domination l’est aussi. En conséquence, l’arbitrage se déplace : moins de paris “copiables”, plus de paris “défendables”.

Quand la géopolitique change la grille de lecture du risque

Le contexte international renforce ce mouvement. De nombreuses technologies deeptech ont un caractère dual, donc une valeur à la fois civile et de défense. Cette dualité pousse les pouvoirs publics à s’impliquer davantage, car la souveraineté technologique devient un sujet de sécurité et d’indépendance. Pour les investisseurs, cela crée une asymétrie intéressante : si l’État soutient l’émergence d’une filière, la probabilité d’un marché domestique initial augmente. Autrement dit, la commande publique, les garanties ou les cadres réglementaires peuvent devenir des catalyseurs de traction.

Un exemple concret : une startup fictive, Sentinelle Matériaux, conçoit des revêtements ultra-résistants pour drones et satellites. Son marché civil existe, mais ses premiers contrats pilotes viennent d’acteurs liés aux infrastructures critiques. Ce démarrage apporte des références solides, puis ouvre des débouchés industriels. Dans ce scénario, le risque commercial reste réel, néanmoins il s’appuie sur des besoins pressants.

Tableau comparatif : Deeptech vs SaaS selon les critères d’investissement

Critère Deeptech SaaS
Barrières à l’entrée Élevées (brevets, savoir-faire, régulation) Variables, souvent modérées (exécution, marque, data)
Cycle de développement Long (R&D, preuve, certification, industrialisation) Plus court (MVP, itérations rapides)
Risque initial Scientifique et industriel Marché et concurrence
Potentiel de souveraineté Fort (énergie, santé, défense, spatial) Souvent faible à moyen, sauf niches critiques
Sorties (M&A, IPO) Souvent liées à des industriels et grands programmes Souvent liées à des consolidations logicielles

Ce tableau ne dit pas que le SaaS serait “moins bien”. En revanche, il montre pourquoi les investisseurs en quête d’avantages durables se tournent vers la science. Et comme l’industrialisation arrive vite dans la discussion, il devient crucial de comprendre le “passage à l’échelle”.

Une fois l’arbitrage posé, la question pratique surgit : comment financer des cycles longs sans casser la dynamique ? La réponse passe par une architecture de capital différente, et par des outils extra-financiers qui accélèrent l’adoption.

Du labo à l’usine : le passage à l’échelle comme test décisif pour la Deeptech française

Le rapport de la DGE insiste sur un point : la France a progressé sur les stades amont, mais le passage à l’échelle reste le goulet d’étranglement. Concrètement, il ne suffit pas de prouver une technologie. Il faut aussi produire, livrer, maintenir une qualité, et tenir des délais. Or, ces exigences rapprochent la startup deeptech d’une PME industrielle, avec des contraintes de supply chain, d’assurance qualité et de conformité. Ainsi, le métier change, et le besoin de capital se transforme.

Les investisseurs le savent : une levée destinée à la R&D n’a pas la même logique qu’un tour destiné à l’industrialisation. Dans le second cas, la dépense est massive, mais elle devient aussi “tangible” : machines, recrutement d’équipes process, certifications, contrats cadres. En conséquence, les due diligences se complexifient, car il faut auditer la technologie avancée et la capacité d’exécution industrielle. Pourtant, lorsque cette marche est franchie, les barrières s’élèvent encore, et le modèle peut devenir très défendable.

Cas d’école : quand une startup deeptech change de nature

Imaginons CardioIA Lab, qui développe un algorithme d’IA pour aider au diagnostic en imagerie cardiaque. Au départ, la jeune entreprise fonctionne comme un éditeur : données, itérations, validation clinique. Ensuite, la réalité la rattrape : intégration dans les systèmes hospitaliers, conformité, cybersécurité, support, et négociation avec des centrales d’achat. Le projet reste numérique, cependant il adopte une complexité quasi industrielle. Voilà pourquoi le “SaaS” et la Deeptech se croisent parfois, mais ne se confondent pas.

Dans d’autres secteurs, la bascule est encore plus directe. Une startup de batteries ou de matériaux doit construire une ligne pilote, puis une pré-série. Si la performance est au rendez-vous, elle doit sécuriser des approvisionnements et signer des contrats longs. Dans ce contexte, le capital-risque seul ne suffit pas toujours, donc des partenariats industriels deviennent centraux.

Les leviers extra-financiers : commande, normes et garanties

Accélérer l’adoption est souvent plus efficace que de rallonger la piste de financement. C’est pourquoi le rapport met en avant des instruments extra-financiers, comme la commande publique et privée, les garanties ou certains leviers réglementaires. Lorsqu’un acteur public achète une solution innovante, il offre une référence, donc un raccourci commercial. De même, une norme ou un cadre clair peut réduire l’incertitude, et donc abaisser le coût du capital.

À ce stade, la Deeptech devient un sujet de politique économique autant que de venture capital. Et c’est précisément ce qui mène au débat sur le volume global à mobiliser d’ici 2030, car l’ambition implique une continuité de moyens.

Après l’usine, une autre marche attend les équipes : l’international. Pour y parvenir, il faut des tours plus grands, des réseaux de distribution, et une capacité à résister à la concurrence mondiale.

Financement Deeptech jusqu’en 2030 : combler le “trou d’air” entre amorçage et tours de croissance

L’amorçage deeptech s’est amélioré en France, notamment grâce au Plan Deeptech et aux dispositifs d’accompagnement. Toutefois, le défi se déplace vers les tours de croissance, là où les besoins explosent. Selon les pistes avancées par les travaux publics, l’écosystème devrait mobiliser environ 30 milliards d’euros d’ici 2030 pour accompagner les entreprises sur l’ensemble de leur cycle. Ce chiffre ne correspond pas à une simple enveloppe : il reflète la réalité d’un secteur où la R&D, la certification et l’industrialisation se paient cash.

La tension apparaît souvent au moment où la startup a prouvé sa science, mais n’a pas encore industrialisé. Dans cette zone, les risques sont hybrides : le risque technique diminue, mais le risque d’exécution augmente. Or, certains fonds early n’ont plus le mandat, tandis que certains fonds late jugent l’actif encore trop “prototype”. Résultat : un trou d’air peut ralentir des projets pourtant prometteurs. C’est là que de nouveaux acteurs, plus “patients”, trouvent une place.

Les investisseurs “long terme” et l’émergence de stratégies early radicales

Une partie du marché cherche désormais à investir plus tôt, même quand la technologie reste incertaine. Cette approche suppose une expertise scientifique, mais aussi une capacité à structurer l’entreprise très en amont : propriété intellectuelle, gouvernance, stratégie de preuve. En pratique, ces investisseurs agissent presque comme des cofondateurs financiers. En échange, ils capturent un upside plus grand si la thèse se confirme.

Dans un scénario réaliste, une startup issue d’un labo en microfluidique peut passer 18 mois à transformer un prototype en produit testable. Pendant cette période, les décisions structurantes se prennent : quel marché viser d’abord, quel niveau de régulation accepter, quelle stratégie de manufacturing retenir. Sans capital et sans mentors, l’équipe s’épuise. À l’inverse, un financement bien calibré évite les zigzags, donc accélère la création de valeur.

Le rôle des PUI, incubateurs et événements régionaux dans la mise en relation

La France s’appuie aussi sur des relais territoriaux, car l’innovation ne se limite pas à Paris. Les Pôles Universitaires d’Innovation (PUI) aident à préparer les levées, à bâtir des dossiers solides et à rencontrer les bons financeurs. De plus, des événements régionaux structurent le dealflow. En Normandie, par exemple, un Invest Day organisé début 2025 a permis environ 120 rendez-vous entre startups et investisseurs. Ce type de format compte, car il réduit l’asymétrie d’information : les fonds découvrent des projets, tandis que les entrepreneurs comprennent les attentes en matière de trajectoire et de gouvernance.

Liste pratique : ce que les investisseurs demandent désormais à une startup deeptech

  • Un plan de preuve clair : jalons scientifiques, critères de succès, calendrier réaliste.
  • Une stratégie IP défendable : brevets, liberté d’exploitation, gestion des publications.
  • Un chemin d’industrialisation : partenaires, coûts, exigences qualité, risques supply.
  • Des signaux marché : pilotes, lettres d’intention, premiers budgets identifiés.
  • Une équipe hybride : science, produit, business, et capacité à recruter.

Cette grille de lecture rapproche la deeptech d’une logique “projet industriel”, tout en gardant l’agilité des startups. Et pour convertir cette promesse en champions, il faut ensuite réussir l’expansion internationale sans perdre l’avantage technologique.

Secteurs Deeptech qui captent les investisseurs : IA, quantique, biotech, énergie et industrie 4.0

Les capitaux ne se répartissent pas au hasard. Certains domaines cumulent urgence économique, profondeur scientifique et potentiel mondial. L’intelligence artificielle reste un aimant, car elle irrigue la santé, la finance, l’industrie et la défense. Cependant, l’IA “deeptech” n’est pas l’IA générique : elle se niche dans des architectures spécialisées, dans l’embarqué, dans la frugalité énergétique ou dans la robustesse. Autrement dit, elle s’adosse à une recherche différenciante, pas seulement à de l’intégration.

Le quantique suit une trajectoire similaire. Les cas d’usage industriels émergent, même si les timelines restent exigeantes. Les investisseurs y voient un pari optionnel : si la technologie mûrit, les positions prises tôt deviennent difficiles à rattraper. Parallèlement, la biotech garde une place structurante, car elle répond à des besoins de santé et à une logique de brevets forte. Dans ce cadre, les partenariats avec des pharmas ou des CRO deviennent des accélérateurs, donc des facteurs de réduction du risque.

Énergie, greentech et réindustrialisation : quand la Deeptech rencontre la contrainte physique

La transition énergétique pousse des innovations en matériaux, stockage, hydrogène, capture carbone ou efficacité industrielle. Ici, la technologie avancée doit composer avec le réel : rendement, sécurité, durée de vie, coûts. C’est justement ce qui séduit certains investisseurs. Un bon résultat en laboratoire ne suffit pas, certes, mais un bon résultat en usine crée une barrière puissante. Et comme la réglementation se durcit, les solutions prêtes à être déployées gagnent en valeur.

Un exemple parlant : une startup fictive, ThermaLoop, conçoit un système de récupération de chaleur pour sites industriels. Elle vend moins un logiciel qu’une performance vérifiable sur facture énergétique. Ainsi, la vente ressemble à un projet industriel, avec audit, installation, garantie et maintenance. Pourtant, une fois installée, la solution est “stickier” qu’un abonnement, car l’infrastructure devient critique.

Robotique, automatisation et industrie 4.0 : un terrain fertile pour la France

La robotique progresse dans la logistique, la construction et l’usine. La France dispose d’atouts, notamment dans l’ingénierie et certaines filières industrielles. Toutefois, les succès exigent une articulation fine : capteurs, IA embarquée, mécatronique, et surtout capacité à produire en série. Là encore, le financement doit suivre. Les investisseurs préfèrent des équipes capables d’aller sur le terrain, de tester, puis d’itérer, car la valeur se construit au contact des contraintes opérationnelles.

Enfin, l’agritech et la foodtech deeptech gagnent en visibilité, car elles répondent à des enjeux de souveraineté alimentaire et de réduction d’intrants. Ce segment combine souvent biologie, data et équipements. Il exige donc une approche pluridisciplinaire, ce qui favorise les acteurs déjà connectés à la recherche publique.

Au bout du compte, ces secteurs partagent un point commun : ils transforment des briques scientifiques en avantages compétitifs durables, ce qui explique l’appétit des investisseurs et l’attention croissante des politiques publiques.

Qu’appelle-t-on exactement Deeptech, et en quoi est-ce différent d’une startup SaaS ?

La Deeptech regroupe des startups fondées sur une avancée scientifique ou technologique majeure (biotech, quantique, nouveaux matériaux, spatial, IA spécialisée). Le SaaS vend surtout un logiciel par abonnement, souvent avec un cycle produit plus court. En Deeptech, la preuve scientifique, la propriété intellectuelle et l’industrialisation pèsent davantage dans la valeur créée.

Pourquoi la France est-elle devenue un acteur visible de la Deeptech en Europe ?

La structuration vient d’un mix de recherche publique solide, de dispositifs de transfert technologique et d’un soutien financier continu. Le Plan Deeptech et les outils autour de Bpifrance ont amélioré l’amorçage et la maturation, ce qui a contribué à la hausse des levées sur la période 2019-2023 et à un meilleur positionnement européen.

Quels sont les principaux risques pour un investisseur en Deeptech ?

Les risques se concentrent sur la faisabilité technique, les délais de développement, la certification, puis l’industrialisation (qualité, coûts, supply chain). S’ajoutent des risques marché, car l’adoption peut être lente. En contrepartie, les barrières à l’entrée sont souvent plus fortes, grâce aux brevets, au savoir-faire et à la réglementation.

Comment une startup deeptech peut-elle accélérer son passage à l’échelle ?

Elle gagne à formaliser un plan de preuve, à sécuriser une stratégie de propriété intellectuelle, et à préparer tôt l’industrialisation (ligne pilote, partenaires, qualité). Par ailleurs, l’accès à des pilotes via la commande publique ou de grands comptes peut raccourcir le cycle commercial et rassurer les financeurs.

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